Les Dommages Généraux
Conditions Préexistantes et la Règle du Crâne Fragile
La règle du crâne fragile décide combien un défendeur paie lorsque la personne qu’il a blessée était déjà malade. Un défendeur prend la victime comme il la trouve, mais n’est pas tenu de payer pour un déclin qui allait survenir de toute façon. Déterminer quelle part de l’état actuel appartient à l’accident est l’une des questions les plus contestées d’un procès pour préjudice corporel.
La règle du crâne mince vient en premier
Si un demandeur est inhabituellement vulnérable, et que l’accident fait en sorte que cette vulnérabilité produise une blessure pire que celle qu’une personne ordinaire subirait, le défendeur paie pour l’ensemble. Une personne à la colonne fragile qui reste handicapée après une collision à basse vitesse est indemnisée pour le handicap, pas pour la collision dont une personne moyenne se serait tirée indemne. La vulnérabilité n’est pas un rabais.
La règle du crâne fragile fixe la limite
La règle du crâne fragile est l’autre face de ce principe. Là où le demandeur avait déjà une condition qui allait s’aggraver par elle-même, le défendeur est responsable de la différence que l’accident a causée, et non de l’état que le demandeur aurait atteint de toute façon. La Cour suprême du Canada a établi cette distinction dans Athey v Leonati, qui demeure l’autorité de principe et qui est publiée sur CanLII.
La différence se prouve avec d’anciens dossiers
Appliquer la règle exige un point de référence. Les dossiers cliniques d’avant l’accident, l’imagerie et l’historique d’emploi montrent quelles étaient la condition et la fonction du demandeur avant l’accident, et la défense les obtiendra. Là où ces dossiers montrent des années de la même plainte, l’indemnité de dommages généraux diminue. Là où ils n’en montrent aucune, elle augmente. Le chapitre sur le dossier médical explique comment fonctionne cette divulgation.
Un risque mesurable, pas une possibilité
Un défendeur ne gagne pas de réduction en suggérant que le demandeur aurait pu se détériorer à un moment donné. La réduction dépend d’une preuve d’un risque mesurable selon lequel la condition préexistante aurait produit la même perte sans l’accident. La spéculation ne fait pas baisser le chiffre. Là où un accident a aggravé une ancienne blessure déjà stabilisée plutôt qu’accéléré un processus dégénératif, le chapitre sur l’aggravation d’une blessure antérieure correspond mieux.
Où cet argument survient le plus
La discopathie dégénérative, les commotions antérieures, les plaintes au dos antérieures et les conditions psychologiques déjà traitées produisent la plupart de ces arguments. Le cabinet y répond dans les réclamations d’accident de voiture et d’accident de moto, et le cadre d’évaluation plus large est exposé dans comment les tribunaux évaluent les dommages généraux (assessment).
