Les Dommages Généraux
Dommages Généraux pour Blessures au Dos au Canada Atlantique
Les dommages généraux pour blessures au dos couvrent tout, d’une entorse lombaire qui se résorbe en trois mois jusqu’à une fusion qui met fin à un métier. Les indemnités se séparent selon une seule ligne : si la blessure est aux tissus mous ou structurelle. Ce chapitre expose comment les tribunaux tracent cette ligne et quelle preuve la détermine, et les autres blessures de la série sont listées dans le guide des dommages généraux.
L’imagerie prouve la structure, pas la douleur
Une IRM montrant une hernie discale comprimant une racine nerveuse donne au tribunal quelque chose de concret, et les indemnités augmentent une fois cela établi. La difficulté est que les changements discaux sont courants chez des personnes jamais blessées, alors l’imagerie seule prouve peu. Ce qui convainc, c’est la corrélation : le niveau montré sur l’image correspond aux symptômes rapportés par la personne et aux constatations de l’examen physique. Un rapport de radiologie sans tableau clinique correspondant est habituellement écarté.
La blessure au dos aux tissus mous s’évalue selon la durée
Là où l’image est nette, l’indemnité est fixée selon la durée de la douleur et ce qu’elle a coûté. Les tribunaux examinent le retour au travail et les activités auxquelles la personne a renoncé. Une entorse au dos qui se résorbe en quelques mois se situe au bas de la fourchette des indemnités publiées. Une qui limite encore la personne des années plus tard, avec une opinion médicale la disant permanente, se déplace vers une fourchette nettement plus élevée et se plaide de la façon décrite dans le chapitre sur la douleur chronique (chronic pain).
La chirurgie augmente l’indemnité et clôt rarement le dossier
La discectomie et la fusion comportent chacune leurs propres conséquences. La fusion transfère la charge aux niveaux au-dessus et en dessous, et les tribunaux acceptent qu’une colonne fusionnée est modifiée de façon permanente. Une chirurgie du dos ratée et le retrait de matériel font chacun augmenter l’indemnité. La chirurgie rend aussi la permanence beaucoup plus facile à prouver, parce que le chirurgien est disponible pour dire quelle fonction ne reviendra pas.
Les dommages généraux pour blessures au dos et la capacité de travail sont des questions distinctes
Perdre un métier physique est indemnisé deux fois, une fois comme perte de revenu et une fois dans les dommages généraux, parce que la jouissance d’une vie professionnelle fait partie de ce que l’indemnité reconnaît. Les deux sont plaidés séparément et ne doivent pas être comptés deux fois. Les blessures au dos dominent les dossiers de chute et trébuchement (trip and fall) du cabinet, où le mécanisme de la chute est contesté aussi souvent que la blessure. L’atteinte à la moelle elle-même plutôt qu’aux structures environnantes est couverte dans le chapitre sur la moelle épinière (spinal cord). Les décisions publiées du Canada Atlantique sur les indemnités pour blessures au dos sont consultables sur CanLII.
