Les Dommages Généraux
La Surveillance et les Réseaux Sociaux dans une Réclamation
La surveillance et les réseaux sociaux sont routiniers dans les réclamations pour préjudice corporel contestées. Un assureur qui défend une réclamation importante de dommages généraux engagera souvent un enquêteur, et regardera toujours ce qui a été publié publiquement. Aucune des deux démarches n’est irrégulière, et aucune n’est habituellement fatale à une réclamation.
Ce qu’un enquêteur peut légalement filmer
Un enquêteur peut filmer une personne qui se trouve dans un lieu public, depuis une propriété publique, sans consentement. Il ne peut pas s’introduire sur une propriété privée, filmer à l’intérieur d’une résidence, ou intercepter des communications privées. La vidéo montrée à un tribunal est habituellement courte, prise sur quelques jours, et réduite aux segments que la défense veut. Le reste des images est communicable, et en demander la totalité est une pratique courante.
Les paramètres de confidentialité ne rendent pas une publication privée
Les publications, les photographies et les identifications de lieu peuvent être demandées en communication de la preuve lorsqu’elles sont pertinentes aux blessures réclamées, et un tribunal peut ordonner la production d’un contenu protégé par un paramètre de confidentialité une fois la pertinence démontrée. Supprimer un compte après le début d’une réclamation est pire que de le laisser en place, parce que détruire une preuve pertinente devient un problème distinct. La pratique la plus sûre est de cesser de publier plutôt que de retirer ce qui s’y trouve déjà.
Comment la surveillance et les réseaux sociaux affectent l’indemnité
Un extrait vidéo d’un demandeur transportant des épiceries ne réfute pas une douleur chronique. Il ne devient dommageable que lorsqu’il contredit ce que le demandeur a déclaré, et la contradiction touche alors la crédibilité, qui est la vraie cible. Le lien entre la crédibilité et l’ampleur de l’indemnité est exposé dans le chapitre sur le dossier médical et la crédibilité.
La défense contre cela, c’est l’exactitude
Décrivez une mauvaise journée normale et une bonne journée normale. Un demandeur qui dit ne jamais pouvoir rien soulever est à une seule photographie de perdre sa réclamation, tandis qu’un demandeur qui dit pouvoir soulever et en payer le prix le lendemain ne l’est pas. Le même principe gouverne la preuve traitée dans le chapitre sur la perte de jouissance de la vie (loss of enjoyment of life).
Ce que fait le cabinet
Le cabinet exige la communication complète de la surveillance plutôt que l’extrait monté, et confronte l’enquêteur qui l’a prise aux images brutes. Les décisions publiées sur la surveillance et sur la production des réseaux sociaux sont consultables sur CanLII. La question se pose dans les dossiers d’accident de voiture et d’invalidité de longue durée (long-term disability), et le cabinet travaille sans honoraires tant que la réclamation n’aboutit pas.
