Glossaire juridique pour le Canada atlantique
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Ce glossaire juridique définit 120 mots qui reviennent dans une réclamation pour blessures, un dossier d’assurance, un refus d’invalidité ou une accusation criminelle au Nouveau-Brunswick, en Nouvelle-Écosse, à l’Île-du-Prince-Édouard et à Terre-Neuve-et-Labrador. Chaque entrée dit ce que le mot signifie et ce qu’il change à un dossier. Rien ici n’est un avis sur votre propre affaire, et la même question posée sur vos propres faits reçoit une réponse lors d’un premier appel gratuit.
Comment lire ce glossaire juridique
Les termes sont groupés selon l’endroit où vous les rencontrez : les parties d’une réclamation, l’argent, la police d’assurance, le tribunal, le processus criminel, la couverture d’invalidité et la preuve médicale. Lorsqu’un terme a sa propre page ou son propre chapitre sur ce site, l’entrée y renvoie une fois. Les domaines de pratique portent les règles provinciales de chaque type de réclamation et les guides les parcourent chapitre par chapitre.
Les règles diffèrent entre les quatre provinces. Lorsque c’est le cas, l’entrée le dit plutôt que de donner une seule réponse pour les quatre.
L’anatomie d’une réclamation
Délit civil (tort)
Un délit civil est une faute civile qu’une personne commet envers une autre, indépendamment de tout contrat entre elles. La plupart des réclamations pour blessures sont des réclamations en responsabilité délictuelle : un conducteur, un occupant ou un fabricant vous devait de la prudence, ne l’a pas exercée, et vous avez été blessé. La réparation d’un délit civil est de l’argent, non une punition.
Négligence
La négligence est le délit civil qui sous-tend presque chaque réclamation pour accident de voiture. Elle comporte quatre éléments : une obligation de diligence, un manquement à la norme de diligence, un préjudice, et un lien de causalité entre le manquement et le préjudice. La perte d’un seul des quatre met fin à la réclamation.
Obligation de diligence
L’obligation de diligence est l’obligation juridique de prendre des précautions raisonnables pour ne blesser personne. Les conducteurs la doivent aux autres usagers de la route, les occupants aux visiteurs, les médecins aux patients. L’existence de l’obligation se décide par la relation entre les parties, non par la gravité de la blessure.
Norme de diligence
La norme de diligence est le degré de prudence que l’obligation exige : ce qu’une personne raisonnable dans la situation du défendeur aurait fait. Pour un professionnel, c’est la norme d’un membre raisonnablement compétent de cette profession, ce qui doit habituellement être établi par un expert du même domaine.
Lien de causalité
Le lien de causalité rattache la conduite du défendeur à votre blessure. Le critère habituel est de savoir si la blessure serait survenue n’eût été ce que le défendeur a fait. Lorsqu’une blessure a plus d’une cause, ou qu’un ancien problème a été aggravé, la causalité est souvent l’élément le plus difficile à prouver.
Responsabilité
La responsabilité est le fait d’être juridiquement tenu du préjudice. Un assureur qui admet la responsabilité a accepté la question de la faute et ne discute plus que du montant. La responsabilité et le quantum se décident séparément, et l’un peut se régler alors que l’autre reste contesté.
Négligence contributive
La négligence contributive est votre propre part de la faute, par exemple rouler sans casque ou ne pas porter sa ceinture de sécurité. Chaque province atlantique a une loi qui partage la perte en pourcentage, de sorte qu’un demandeur jugé responsable à 25 pour cent recouvre 75 pour cent des dommages-intérêts. Elle réduit une réclamation, elle n’y met pas fin.
Responsabilité solidaire
Lorsque deux défendeurs ou plus ont causé une même blessure, chacun d’eux peut être contraint de payer le jugement en entier, et il leur revient ensuite de répartir leurs parts entre eux. Cela compte surtout lorsqu’un défendeur n’a ni assurance ni argent.
Responsabilité du fait d’autrui
La responsabilité du fait d’autrui rend une partie responsable de la faute d’une autre sans faute de sa part : un employeur pour un employé agissant dans le cadre de son emploi, ou le propriétaire immatriculé d’un véhicule pour la personne qui le conduisait. Elle amène habituellement un défendeur assuré dans une réclamation.
Responsabilité des occupants
La responsabilité des occupants est celle de la personne qui a la maîtrise d’un terrain ou d’un immeuble à l’égard de la sécurité de ceux qui s’y trouvent. Elle fonde la plupart des réclamations pour chute (trip and fall), y compris les affaires de glace et de neige. Certaines provinces atlantiques fixent l’obligation par la loi et d’autres par la common law, alors la norme se vérifie province par province.
Responsabilité du fait des produits
Une réclamation pour responsabilité du fait des produits (product liability) soutient qu’un fabricant, un distributeur ou un vendeur a mis entre vos mains un produit défectueux ou déraisonnablement dangereux. Le défaut peut tenir à la conception, à la fabrication ou à la mise en garde qui aurait dû l’accompagner. Conserver le produit lui-même, non réparé, est habituellement la première étape.
Demandeur
Le demandeur est la personne qui introduit la réclamation civile, normalement la personne blessée. Une réclamation peut compter plus d’un demandeur : un conjoint ou un parent peut avoir sa propre réclamation issue du même accident.
Défendeur
Le défendeur est la personne ou l’entreprise poursuivie. En pratique, la défense est menée et payée par l’assureur de responsabilité du défendeur, qui choisit l’avocat, fixe la réserve et contrôle la décision de régler jusqu’à concurrence de la limite de la police.
Délai de prescription
Le délai de prescription est la date limite pour introduire une action en justice. Pour les blessures corporelles, il est de deux ans dans chacune des quatre provinces atlantiques, et il court habituellement à partir du jour où vous saviez, ou auriez dû savoir, que vous aviez une réclamation. Les réclamations contre une municipalité ou un organisme provincial peuvent comporter un délai d’avis beaucoup plus court, d’où la vérification des dates dès la première rencontre ; voyez ce que nous pouvons faire pour vous (what we can do).
Règle de la découverte
La règle de la découverte veut qu’un délai de prescription commence lorsque vous saviez, ou auriez raisonnablement dû savoir, que vous aviez une réclamation et contre qui. Elle compte lorsqu’une blessure se manifeste tard, comme le font certaines lésions cérébrales, ou lorsque le responsable n’était pas évident sur le coup.
Tuteur à l’instance
Un enfant, ou un adulte incapable de gérer une réclamation, poursuit par l’intermédiaire d’un tuteur à l’instance, habituellement un parent. Le tuteur donne les instructions à l’avocat. Un tribunal doit approuver tout règlement de la réclamation d’un enfant, et l’argent est normalement détenu pour l’enfant jusqu’à l’âge de la majorité dans cette province.
Réclamation pour accident mortel
Lorsqu’une personne meurt d’une blessure, une réclamation pour accident mortel est présentée par la succession pour les pertes du défunt et par les personnes à charge pour leurs propres pertes. Chaque province a une loi sur les accidents mortels qui nomme les personnes qui peuvent réclamer et ce que la réclamation couvre.
Personne à charge
Une personne à charge est un membre de la famille que la loi sur les accidents mortels autorise à réclamer : habituellement un conjoint, un enfant, un parent ou un frère ou une soeur, la liste exacte étant fixée par chaque province. La réclamation couvre le soutien financier perdu ainsi que les soins, les conseils et la compagnie perdus, non le chagrin en lui-même. Le chapitre sur le guide des réclamations pour décès (fatal claims) expose comment ces pertes sont évaluées.
L’argent et les dommages-intérêts
Dommages-intérêts
Les dommages-intérêts sont l’argent qu’un tribunal accorde pour vous replacer, autant que l’argent le permet, dans la situation où vous auriez été sans la blessure. Ils se divisent entre les pertes qui se comptent en dollars et celles qui ne se comptent pas. Chaque montant de règlement est bâti à partir des mêmes postes qu’un tribunal utiliserait.
Dommages-intérêts généraux
Les dommages-intérêts généraux sont la somme accordée pour la douleur, la souffrance et la perte de jouissance de la vie. Ils se fixent en comparant votre blessure et ses effets sur votre vie avec ce que les tribunaux ont accordé dans des affaires semblables, non par une formule. Le guide des dommages-intérêts généraux parcourt les fourchettes blessure par blessure.
Dommages-intérêts non pécuniaires
Les dommages-intérêts non pécuniaires sont la même chose que les dommages-intérêts généraux : une indemnité pour la perte elle-même, distincte de l’argent dépensé ou perdu. Le Canada leur impose un plafond, fixé par la Cour suprême du Canada en 1978 et indexé sur l’inflation depuis. Voyez le guide du plafond de la Cour suprême.
Dommages-intérêts spéciaux
Les dommages-intérêts spéciaux sont les sommes déjà déboursées à cause de la blessure : médicaments, physiothérapie, kilométrage jusqu’aux rendez-vous, béquilles, aide ménagère payée. Conserver chaque reçu dès la première semaine fait la différence entre les réclamer et les perdre.
Perte de revenu passée
La perte de revenu passée est l’argent que vous n’avez pas gagné entre la blessure et le règlement ou le procès. Elle se prouve par les déclarations de revenus, les relevés de paie et une lettre de l’employeur. Ce qui se recouvre est le montant net après impôt, non le montant brut.
Perte de capacité de gain future
Il s’agit de l’indemnité pour la capacité de gagner sa vie que la blessure a enlevée, non pour un salaire précis. La personne qui peut encore travailler mais ne peut plus faire d’heures supplémentaires, ne peut plus retourner à un métier, ou est devenue une candidate moins attrayante, a perdu de la capacité. Dans un dossier grave, c’est habituellement le poste le plus important.
Coût des soins futurs
Le coût des soins futurs paie les traitements, l’équipement, les médicaments et l’aide personnelle dont vous aurez besoin pour le reste de votre vie. Il se bâtit à partir d’un plan de soins rédigé par un ergothérapeute et chiffré par un économiste. Dans une réclamation pour lésion cérébrale (brain injury), il peut dépasser tous les autres postes de dommages-intérêts.
Perte de capacité domestique
Il s’agit de la réclamation pour le travail domestique que vous ne pouvez plus faire, que vous payiez ou non quelqu’un pour le faire. Les tribunaux du Canada atlantique l’accordent comme un poste de dommages-intérêts à part entière. Voyez le guide de la perte de capacité domestique (loss housekeeping capacity).
Réclamation en fiducie (in-trust claim)
Une réclamation en fiducie indemnise le membre de la famille qui a renoncé à du travail ou à du temps pour vous soigner. La somme vous est accordée et détenue pour cette personne. Elle exige un relevé de ce qui a été fait et du temps que cela a pris, tenu au fur et à mesure plutôt que reconstitué des années plus tard.
Dommages-intérêts majorés
Les dommages-intérêts majorés sont une indemnité additionnelle lorsque la conduite du défendeur a aggravé la blessure, par exemple en humiliant ou en effrayant le demandeur. Ils restent une indemnité plutôt qu’une punition, alors ils exigent une preuve de la souffrance ajoutée.
Dommages-intérêts punitifs
Les dommages-intérêts punitifs punissent une conduite que le tribunal juge arrogante ou malveillante. Ils sont rares dans les réclamations pour blessures et plus fréquents lorsqu’un assureur a traité une réclamation de mauvaise foi. Ils s’ajoutent à l’indemnité complète, ils ne la remplacent jamais.
Plafond des blessures mineures
Chaque province atlantique limite les dommages-intérêts généraux pour les blessures que sa législation d’assurance qualifie de mineures, surtout les entorses, les élongations et les coups de fouet cervical qui ne causent pas de déficience sérieuse. La définition et le montant diffèrent d’une province à l’autre, et le montant est indexé chaque année. Le guide du plafond des blessures mineures expose la version de chaque province.
Franchise
Une franchise est un montant soustrait d’une somme accordée avant qu’elle ne soit versée. Dans certaines provinces, une franchise prévue par la loi s’applique aux dommages-intérêts généraux d’une réclamation pour véhicule à moteur, ce qui peut faire disparaître presque entièrement une petite somme. C’est autre chose que la franchise de votre propre garantie collision.
Intérêts avant jugement
Les intérêts avant jugement sont les intérêts courus sur vos dommages-intérêts entre la blessure et le jugement, au taux fixé par la législation provinciale ou par le tribunal. Ils vous indemnisent de l’attente. Ils ne courent normalement pas sur des pertes que vous n’avez pas encore subies.
Dépens
Les dépens sont une contribution aux frais juridiques de la partie gagnante, que le tribunal ordonne à la partie perdante de payer. Ils couvrent rarement la totalité des honoraires. Une offre formelle de règlement que l’autre partie n’a pas réussi à battre au procès peut renverser qui paie les dépens à compter de la date de l’offre.
Débours
Les débours sont l’argent qu’un cabinet dépense pour mener votre dossier : dossiers médicaux, rapports d’experts, droits de greffe, sténographes judiciaires. Ils sont distincts des honoraires. Dans un dossier à honoraires conditionnels, le cabinet les avance et les récupère sur le règlement à la fin.
Honoraires conditionnels
Des honoraires conditionnels sont un pourcentage de la somme recouvrée, payable seulement si la réclamation aboutit. C’est ce qui rend une réclamation pour blessures possible sans épargne. Le pourcentage et le traitement des débours sont énoncés dans une entente signée avant tout travail.
Règlement structuré
Un règlement structuré verse une partie d’un règlement sous forme de paiements périodiques libres d’impôt achetés auprès d’un assureur vie, plutôt qu’en une somme forfaitaire. Il convient à la personne qui aura besoin d’un revenu pendant des décennies, ou qui préfère ne pas gérer une somme importante. Une fois acheté, il ne peut plus être modifié.
Quantum
Le quantum est l’ampleur de la réclamation ; la responsabilité est une question distincte, celle de savoir qui est en faute. Un dossier où la responsabilité est admise est un litige sur le quantum : le débat porte sur la preuve médicale et les relevés de revenus, non sur le déroulement de la collision.
Obligation de limiter le préjudice
L’obligation de limiter le préjudice est votre devoir de prendre des mesures raisonnables pour restreindre votre propre perte : suivre les traitements, respecter les avis médicaux, chercher un travail que vous pouvez encore faire. L’assureur qui démontre que vous avez refusé un traitement sans raison peut faire réduire les dommages-intérêts de la différence que le traitement aurait faite.
Règlement
Un règlement est une entente qui met fin à la réclamation pour une somme convenue. La plupart des réclamations se règlent, et la plupart se règlent une fois que le portrait médical a cessé de changer. La comparaison entre un montant de règlement et ce qu’un tribunal accorderait est exposée dans le guide des règlements et des jugements (settlements awards).
Quittance
Une quittance est le document que vous signez au règlement d’une réclamation. Elle éteint toute réclamation issue de cet accident, y compris une réclamation pour une blessure qui s’aggrave par la suite. Elle est définitive, et c’est pourquoi elle ne se signe qu’une fois la blessure comprise.
L’assurance
Indemnités de la section B
La section B est la partie d’une police d’assurance automobile standard du Canada atlantique qui paie les traitements médicaux, une partie du remplacement du revenu et une prestation funéraire après une collision, quelle que soit la personne en faute. C’est votre propre assureur qui paie, et le fait de les réclamer ne vous empêche pas de poursuivre l’autre conducteur. Le guide des indemnités de la section B expose les limites de chaque province.
Couverture de la section A
La section A est la partie responsabilité civile de la même police : la garantie qui paie les autres personnes lorsque c’est vous qui êtes en faute. Elle paie leurs réclamations pour blessures et pour dommages matériels jusqu’à concurrence de la limite de la police, et elle paie l’avocat qui vous défend.
Limite de la police
La limite de la police est le maximum qu’un assureur paiera au titre d’une garantie. Lorsque les blessures valent plus que la limite du conducteur fautif, le manque à gagner est cherché dans votre propre garantie de sous-assurance ou auprès d’un second défendeur qui a sa propre assurance.
Avenant SEF 44
L’avenant SEF 44, dit de protection familiale, s’ajoute à votre propre police automobile et complète votre recouvrement lorsque la limite du conducteur fautif est trop basse pour couvrir votre perte. Il paie la différence entre cette limite et la valeur de votre réclamation. Il coûte peu et il se vérifie dans chaque dossier de véhicule à moteur.
Réclamation contre un automobiliste non identifié
Lorsque le conducteur qui vous a heurté n’est jamais identifié, comme dans un délit de fuite, la réclamation est présentée à votre propre assureur en vertu des dispositions sur l’automobiliste non identifié. Signaler rapidement l’incident à la police est normalement une condition de cette garantie.
Facility Association
La Facility Association est le regroupement du secteur qui assure les conducteurs qu’aucun assureur ordinaire n’accepte. Selon la province, elle administre aussi le fonds qui peut répondre lorsque le conducteur fautif n’avait aucune assurance.
Assuré désigné
L’assuré désigné est la personne au nom de qui la police est établie. La garantie s’étend souvent au conjoint et aux autres membres du ménage, ce qui explique qu’un passager qui ne possède aucune voiture puisse tout de même avoir des indemnités par la police d’un proche. Voyez le guide sur qui paie la section B.
Expert en sinistres
L’expert en sinistres est l’employé de l’assureur qui enquête sur la réclamation, fixe la réserve et présente les offres. L’expert au dossier de l’autre conducteur travaille pour cet assureur, et la déclaration qu’il vous demande sert à défendre la réclamation plutôt qu’à faire avancer la vôtre.
Preuve de sinistre
Une preuve de sinistre est le formulaire assermenté qu’un assureur exige avant de payer une réclamation de première partie, exposant ce qui a été perdu et ce qui est réclamé. Manquer le délai prévu à la police peut donner un moyen de défense à l’assureur, alors la date est inscrite à l’agenda dès l’ouverture de la réclamation.
Interrogatoire sous serment
Un interrogatoire sous serment est une séance de questions tenue en vertu de votre propre police, avant toute poursuite, que la plupart des polices font une condition du paiement. Refuser de s’y présenter peut mettre fin à la réclamation. C’est autre chose qu’un interrogatoire préalable, qui se tient à l’intérieur d’une poursuite.
Réserve de droits
Une lettre de réserve de droits annonce que l’assureur traitera la réclamation tout en conservant l’argument que la police pourrait ne pas la couvrir. C’est un avertissement que la garantie elle-même est en cause, et il vaut la peine qu’un avocat la lise avant que quoi que ce soit d’autre ne soit transmis.
Lettre de refus
Une lettre de refus est le refus écrit de payer de l’assureur, et elle devrait énoncer le motif et le libellé de la police invoqué. Elle fait courir le délai de tout appel interne et, dans un dossier d’invalidité, le délai pour poursuivre.
Subrogation
La subrogation est le droit d’un assureur qui vous a payé de se mettre à votre place et de récupérer cet argent auprès de la personne en faute. C’est pourquoi un régime de soins de santé ou un assureur invalidité peut prendre une partie d’un règlement, et pourquoi ces intérêts se règlent en même temps que la réclamation principale.
Perte totale
Un véhicule est une perte totale lorsque sa réparation coûte plus que sa valeur. L’assureur paie la valeur au jour du sinistre, c’est-à-dire ce que valait le véhicule l’instant avant la collision, non ce que coûterait un véhicule neuf.
Assurance complémentaire
L’assurance complémentaire est une deuxième couche de garantie qui répond une fois la limite de la première police épuisée. Les défendeurs commerciaux en portent souvent une, ce qui compte dans une réclamation pour accident de camion où les blessures sont graves et où la limite principale ne suffit pas.
Courtier
Un courtier vend et administre des polices pour un ou plusieurs assureurs. Le dossier du courtier montre souvent quelle garantie a été offerte, refusée ou jamais mentionnée, ce qui peut compter lorsqu’une police se révèle trop mince pour la perte.
Mauvaise foi
Un assureur doit à son propre titulaire de police une obligation de bonne foi dans le traitement d’une réclamation. Lorsqu’il refuse sans enquêter, tarde sans raison, ou se sert du refus pour forcer un règlement à rabais, un tribunal peut accorder des dommages-intérêts au-delà de l’indemnité qui était due.
Conditions légales
Chaque police automobile et chaque police de biens du Canada atlantique comporte des conditions légales fixées par la législation provinciale : déclarer le sinistre rapidement, collaborer avec l’assureur, ne pas présenter la réclamation faussement. Un manquement peut réduire la garantie ou l’anéantir.
Le tribunal et la procédure
Déclaration
La déclaration est le document qui introduit une poursuite. Elle nomme les défendeurs, expose les faits invoqués et énonce ce qui est demandé. La déposer avant l’expiration du délai de prescription est ce qui protège la réclamation ; le guide sur la poursuite après un accident de voiture expose les étapes qui l’entourent.
Avis d’action
Dans certaines provinces, une réclamation peut être introduite par un bref avis d’action, la déclaration complète suivant plus tard. Il sert lorsqu’un délai de prescription est sur le point d’expirer et que les faits sont encore en cours de collecte.
Défense
La défense est la réponse écrite du défendeur : quels faits sont admis, lesquels sont niés, et quels moyens sont soulevés. Le défendeur qui ne dépose rien dans le délai peut se voir opposer un jugement.
Actes de procédure
Les actes de procédure sont la déclaration, la défense et toute réplique, pris ensemble. Ils fixent l’objet du litige, et la preuve au procès doit tenir à l’intérieur. Les modifier plus tard exige habituellement la permission du tribunal.
Signification
La signification est la remise officielle des documents judiciaires à l’autre partie, faite de la manière que prévoient les règles. Une réclamation déposée mais jamais signifiée correctement peut être radiée, alors la preuve de signification reste au dossier.
Interrogatoire préalable
L’interrogatoire préalable est une séance de questions sous serment, hors cour, avec transcription. Chaque partie interroge l’autre sur les faits, les blessures et les pertes. Ce que vous y dites peut être lu au procès, alors la préparation avec votre avocat prend une séance complète au préalable.
Affidavit de documents
Chaque partie doit énumérer, sous serment, tous les documents pertinents qu’elle détient, et produire ceux qui ne sont pas privilégiés. Retenir un document est le moyen le plus rapide pour une partie de perdre sa crédibilité au procès.
Engagement
Un engagement est une promesse faite à l’interrogatoire préalable de produire un document ou de trouver une réponse. Les engagements sont suivis et honorés par écrit, et un dossier avance rarement vers le procès tant qu’il en reste.
Motion interlocutoire
Une motion est une demande au tribunal en vue d’une ordonnance avant le procès : forcer une réponse, ajouter une partie, fixer un calendrier. Elle se tranche sur affidavits et plaidoirie plutôt que sur des témoignages en direct.
Jugement sommaire
Le jugement sommaire met fin à une réclamation ou à une défense sans procès, lorsque le tribunal conclut qu’aucune véritable question n’en exige un. Les assureurs y ont recours contre les réclamations qui, selon eux, ne comportent aucune preuve de causalité, ce qui explique que le dossier médical se bâtisse tôt.
Offre formelle de règlement
Une offre formelle est une offre présentée en vertu des règles de procédure, assortie de conséquences sur les dépens. La partie qui la refuse et ne fait pas mieux au procès paie habituellement une part plus élevée des dépens de l’autre partie à compter de la date de l’offre.
Médiation
La médiation est une rencontre de règlement menée par un médiateur neutre qui n’a le pouvoir de rien trancher. La plupart des réclamations pour blessures du Canada atlantique se règlent à la médiation ou peu après, une fois que les deux parties détiennent la même preuve médicale.
Conférence de règlement
Une conférence de règlement est une rencontre devant un juge qui donne son point de vue sur l’affaire pour aider les parties à s’entendre. Ce qui s’y dit ne peut pas servir au procès, et le juge qui la tient n’instruit pas l’affaire.
Conférence préparatoire au procès
Une conférence préparatoire au procès organise le procès : combien de jours il exige, quels experts seront appelés, ce qui est admis et ce qui reste contesté. C’est habituellement là qu’une date de procès est fixée.
Procès
Au procès, le demandeur présente sa preuve en premier, la défense suit, et le juge ou le jury tranche la responsabilité et le quantum. La plupart des dossiers ne s’y rendent jamais, mais la façon dont un dossier est bâti en vue du procès est ce qui fixe sa valeur de règlement. Le chapitre sur le guide du déroulement du procès (trial) expose l’ordre d’un procès civil.
Jury
Dans une action civile, l’une ou l’autre des parties peut parfois demander qu’un jury tranche les faits à la place d’un juge seul. La disponibilité d’un jury, et à quelles conditions, diffère entre les quatre provinces atlantiques et se décide tôt, parce qu’elle change la préparation de l’affaire.
Jugement
Un jugement est la décision du tribunal et l’ordonnance qui en découle. Il énonce qui était en faute et dans quelle proportion, et ce que vaut chaque poste de dommages-intérêts. Les intérêts et les dépens se traitent après son prononcé.
Appel
Un appel soutient que le juge de première instance a commis une erreur de droit, ou une erreur manifeste sur les faits. Ce n’est pas un second procès et aucune preuve nouvelle n’y est entendue. Le délai d’appel est court et il court à compter du jugement, non des motifs.
Cour du Banc du Roi du Nouveau-Brunswick
La Cour du Banc du Roi du Nouveau-Brunswick est le tribunal de première instance des actions pour blessures au Nouveau-Brunswick. Deux des plus importantes décisions en dommages corporels du Canada atlantique en sont issues, et les deux sont exposées sous résultats en droit des blessures (injury results).
Cour suprême de la Nouvelle-Écosse
La Cour suprême de la Nouvelle-Écosse est le tribunal de première instance des actions pour blessures en Nouvelle-Écosse. L’Île-du-Prince-Édouard et Terre-Neuve-et-Labrador ont chacune leur propre cour suprême qui fait le même travail, et la page nos bureaux nomme le tribunal où chaque bureau comparaît.
Cour d’appel
Chaque province a une cour d’appel qui révise les décisions de première instance. Ses motifs publiés fixent les fourchettes que les tribunaux de première instance suivent ensuite, ce qui explique qu’une discussion de règlement porte souvent sur une seule décision d’appel plutôt que sur une douzaine de décisions de première instance.
Cour des petites créances
La Cour des petites créances entend les réclamations pécuniaires inférieures à une limite fixée par chaque province, avec une procédure plus simple et des frais moindres. Les dommages matériels mineurs d’une collision y aboutissent souvent. Une réclamation pour blessure grave, non, parce que la limite est bien en deçà de ce que vaut la blessure.
Les accusations criminelles et le processus criminel
Dénonciation
Une dénonciation est le document assermenté qui porte une accusation criminelle. Elle nomme l’accusé, l’infraction et la date à laquelle elle aurait été commise. Tout ce qui suit, y compris la première comparution, en découle.
Ordonnance de mise en liberté
Une ordonnance de mise en liberté fixe les conditions dans lesquelles vous vivez tant qu’une accusation est pendante : où vous habitez, qui vous ne pouvez pas contacter, si vous pouvez boire. Les conditions peuvent être modifiées sur consentement ou sur demande, et en enfreindre une est une accusation distincte.
Première comparution
La première comparution est votre première date à la Cour provinciale. Rien n’y est tranché : l’accusation est lue, la divulgation est demandée et l’affaire est ajournée. Voyez le guide de la première comparution (first appearance).
Divulgation de la preuve
La divulgation est tout ce que la police a recueilli et que la Couronne doit remettre : déclarations, notes des agents, vidéos, résultats d’analyses. Aucune décision sur la façon de répondre à une accusation ne se prend avant qu’elle n’ait été lue. Voyez le guide de la divulgation (disclosure).
Choix de la Couronne
Pour une infraction mixte, la Couronne choisit de procéder par voie sommaire ou par mise en accusation. Ce choix fixe la peine maximale, le tribunal et la possibilité d’opter pour un procès devant jury. Voyez le guide du choix de la Couronne (crown election).
Infraction punissable par procédure sommaire
Une infraction punissable par procédure sommaire est la voie la moins grave. Elle est instruite à la Cour provinciale par un juge seul et comporte des peines maximales moindres que la même conduite poursuivie par mise en accusation.
Acte criminel
Un acte criminel est la voie la plus grave, avec des peines maximales plus élevées et, pour de nombreuses infractions, un choix entre un procès devant juge seul et un procès devant juge et jury à la cour supérieure.
Infraction mixte
La plupart des infractions au Code criminel sont mixtes : la Couronne peut les prendre d’un côté ou de l’autre. Les voies de fait, la conduite avec facultés affaiblies et le vol sont toutes mixtes, ce qui explique que le choix de la Couronne soit la première chose examinée dans un nouveau dossier.
Mise en liberté provisoire par voie judiciaire
La mise en liberté provisoire par voie judiciaire est le nom officiel du cautionnement. L’alinéa 11e) de la Charte accorde le droit de ne pas être privé sans juste cause d’une mise en liberté assortie d’un cautionnement raisonnable. Une enquête sur remise en liberté, expliquée dans le guide (bail hearing), décide si vous êtes libéré et à quelles conditions.
Caution
Une caution est une personne qui promet au tribunal de vous surveiller et de perdre une somme déterminée si vous enfreignez vos conditions. Les tribunaux examinent le lien de la caution avec vous, son propre dossier, et si elle peut réellement vous surveiller au quotidien.
Engagement de ne pas troubler l’ordre public
Un engagement de ne pas troubler l’ordre public (peace bond) est une ordonnance de ne pas troubler l’ordre public pendant au plus douze mois, contractée sans aucun aveu de culpabilité et sans condamnation criminelle. C’est une façon courante de résoudre une allégation lorsque le plaignant veut de la distance plutôt qu’un procès.
Plaidoyer
Un plaidoyer est votre réponse à l’accusation. Un plaidoyer de culpabilité n’est reçu que s’il est volontaire, sans équivoque et éclairé, et que vous acceptez les faits lus au dossier. Il est inscrit après l’examen de la divulgation avec un avocat criminaliste (criminal), jamais avant.
Déjudiciarisation
La déjudiciarisation résout une accusation moins grave sans condamnation, habituellement par des travaux communautaires, un don ou une thérapie, après quoi l’accusation est retirée. L’admissibilité diffère selon la province et selon le bureau de la Couronne. Voyez le guide du règlement sans procès (resolution without trial).
Absolution sous conditions
Une absolution sous conditions est une déclaration de culpabilité sans inscription de condamnation, pourvu que vous terminiez une période de probation. Une absolution inconditionnelle est la même déclaration sans aucune condition. Les deux laissent une trace de l’absolution pendant une période déterminée, après quoi elle est retirée.
Probation
La probation est une ordonnance judiciaire de vivre sous conditions pendant une période d’au plus trois ans, sous la surveillance d’un agent de probation. L’enfreindre est une infraction distincte, et un manquement coûte habituellement plus cher à la peine que l’accusation d’origine.
Emprisonnement avec sursis
Un emprisonnement avec sursis est une peine de prison purgée dans la collectivité sous conditions strictes, souvent avec assignation à domicile. Il n’est possible que si la peine est de moins de deux ans et que l’infraction n’est pas de celles que le Code criminel exclut. Voyez le guide de la détermination de la peine (sentencing).
Casier judiciaire
Un casier judiciaire est le relevé fédéral des condamnations tenu par la GRC. Il touche l’embauche, le bénévolat, le cautionnement et les voyages aux États-Unis. Voyez le guide des casiers judiciaires et des pardons.
Suspension du casier
Une suspension du casier, autrefois appelée pardon, tient une condamnation à l’écart d’une vérification policière ordinaire. La Commission des libérations conditionnelles du Canada l’accorde après une période d’attente fixée par la loi fédérale. Elle n’efface pas la condamnation et elle peut être révoquée.
Conduite avec facultés affaiblies
La conduite avec facultés affaiblies vise le fait de conduire sous l’effet de l’alcool ou d’une drogue et le fait de conduire avec une alcoolémie égale ou supérieure à quatre-vingts milligrammes par cent millilitres de sang. Une condamnation entraîne une peine minimale obligatoire et une interdiction de conduire, alors un avocat en conduite avec facultés affaiblies (DUI) examine l’interception, l’ordre et les analyses avant toute chose.
Manquement aux conditions
Ne pas respecter une ordonnance de mise en liberté, un engagement de ne pas troubler l’ordre public ou une ordonnance de probation est une accusation distincte, et elle peut être portée même si l’accusation d’origine est plus tard abandonnée. Une accusation de manquement aux conditions (breach of conditions) est souvent ce qui transforme un petit dossier en dossier sérieux.
Droit à l’assistance d’un avocat
L’alinéa 10b) de la Charte vous donne le droit d’être informé sans délai que vous pouvez parler à un avocat, et de le faire en privé avant que l’interrogatoire ne se poursuive. Lorsque la police se trompe là-dessus, la preuve qui a suivi peut être écartée. Voyez le guide du droit à l’avocat (right counsel).
Loi sur le système de justice pénale pour les adolescents
La Loi sur le système de justice pénale pour les adolescents régit les accusations contre les personnes de douze à dix-sept ans. Elle prévoit des tribunaux distincts, des peines distinctes et des règles de publication distinctes, et les accusations contre un adolescent (youth charges) sont traitées différemment dès la première comparution.
L’invalidité et le remplacement du revenu
Invalidité de longue durée
La garantie d’invalidité de longue durée remplace une partie de votre revenu lorsque la maladie ou une blessure vous empêche de travailler. La plupart des polices sont des polices collectives souscrites par un employeur. Une réclamation d’invalidité de longue durée (long-term disability) est une réclamation contractuelle contre l’assureur, non une réclamation délictuelle, et elle repose sur le libellé de la police.
Invalidité de courte durée
L’invalidité de courte durée, ou régime de congés de maladie, paie les semaines qui suivent immédiatement l’arrêt de travail. Elle court habituellement jusqu’à ce que la police de longue durée prenne le relais. Un refus à l’étape de la courte durée décide souvent du traitement de la réclamation de longue durée.
Délai de carence
Le délai de carence est la période d’attente entre le jour où vous cessez de travailler et le premier versement de longue durée, souvent de la même durée que le régime de courte durée. Rien n’est payable pendant cette période, et vous devez demeurer invalide tout au long pour être admissible. Voyez le guide du délai de carence (elimination period).
Emploi habituel (own occupation)
L’emploi habituel est le premier critère de la plupart des polices : vous êtes invalide si vous ne pouvez pas accomplir les tâches essentielles de votre propre emploi. Il s’applique pendant une période limitée, souvent les deux premières années de versements. Voyez le guide de l’emploi habituel et de tout emploi (own occupation any occupation).
Tout emploi (any occupation)
Tout emploi est le second critère, plus exigeant : vous n’êtes invalide que si vous ne pouvez accomplir aucun travail auquel votre scolarité, votre formation ou votre expérience vous préparent raisonnablement. Le libellé diffère d’une police à l’autre et cette différence tranche la plupart des réclamations contestées.
Changement de définition
Le changement de définition est la date à laquelle le critère passe de l’emploi habituel à tout emploi. Les assureurs réexaminent le dossier à ce moment, et une large part des cessations survient là plutôt qu’au départ. Voyez le guide du changement de définition.
Appel interne
Un appel interne est un réexamen du refus par le même assureur, habituellement offert dans la lettre de refus. Il est facultatif dans la plupart des cas, il ne prolonge pas le délai pour poursuivre, et il ne vaut la peine que si une preuve médicale nouvelle répond au motif énoncé. Voyez le guide de l’appel interne (internal appeal).
Police collective
Une police collective est le contrat entre l’employeur et l’assureur en vertu duquel vous êtes couvert. La brochure qu’on vous a remise est un résumé, non le contrat, et les deux peuvent différer. La police elle-même est demandée dès le début de tout dossier de refus d’invalidité (LTD), expliqué dans le guide.
Prestation d’invalidité du RPC
La prestation d’invalidité du RPC est une prestation fédérale versée en cas d’invalidité grave et prolongée aux personnes qui ont suffisamment cotisé au Régime de pensions du Canada. La demander en vaut habituellement la peine, et la plupart des polices privées l’exigent. Voyez le guide de la prestation d’invalidité du RPC (cpp disability).
Déduction (offset)
Une déduction est une somme que l’assureur soustrait de votre prestation mensuelle parce que vous la recevez d’une autre source, comme la prestation d’invalidité du RPC, une indemnité d’accident du travail ou le remplacement du revenu de la section B. Les déductions sont fixées par la police et elles expliquent qu’un versement puisse baisser sans que la réclamation ne soit refusée.
La preuve et les dossiers médicaux
Notes et dossiers cliniques
Les notes et dossiers cliniques sont le dossier courant tenu par un médecin de famille, un hôpital ou un physiothérapeute. Ils forment l’ossature d’une réclamation pour blessures parce qu’ils ont été rédigés sur le moment et à des fins de traitement, non en vue du litige. Voyez le guide des dossiers médicaux et de la crédibilité (medical records credibility).
Examen médical indépendant
Un examen médical indépendant est une évaluation faite par un médecin choisi et payé par l’assureur ou par la défense. C’est un examen destiné à produire un rapport, non à traiter. Ce que vous y dites et y faites est consigné, alors vous y êtes préparé à l’avance.
Rapport d’expert
Un rapport d’expert est une preuve écrite provenant d’un spécialiste habilité à donner une opinion : un chirurgien orthopédiste, un psychiatre, un économiste, un ingénieur. Les règles de procédure fixent ce qu’un rapport doit contenir et le moment où il doit être signifié, et un rapport signifié en retard peut ne pas être entendu.
Évaluation des capacités fonctionnelles
Une évaluation des capacités fonctionnelles mesure ce que vous pouvez physiquement faire sur une journée de travail : soulever, rester assis, rester debout, répéter un geste, tenir la distance. Elle convertit un diagnostic en limites de travail, ce dont un juge a besoin dans une réclamation pour douleur chronique (chronic pain) où l’imagerie montre peu de chose.
Surveillance
La surveillance est une vidéo prise de vous dans un lieu public par un enquêteur engagé par l’assureur. Elle est fréquente dans les dossiers de blessures et d’invalidité et elle est habituellement communiquée tard. Elle ne nuit que si ce qu’elle montre contredit ce que vous avez dit à un médecin. Voyez le guide de la surveillance et des réseaux sociaux.
Secret professionnel de l’avocat
Le secret professionnel de l’avocat protège ce que vous dites à votre propre avocat aux fins d’un avis juridique. Il vous appartient, non à l’avocat, et il survit à la fin du dossier. Amener une autre personne à une rencontre peut le mettre en péril.
Autorisation
Une autorisation est le formulaire signé qui permet à un médecin, à un employeur ou à un assureur de communiquer vos dossiers. Les assureurs en demandent souvent une très large, couvrant tous vos antécédents. La restreindre aux dossiers qui comptent est normal et se fait avant la signature.
Condition préexistante
Une condition préexistante est un problème de santé que vous aviez avant l’accident. Elle ne fait pas échec à une réclamation : le défendeur vous prend dans l’état où vous étiez, et la question est de savoir à quel point l’accident a aggravé les choses. Voyez le guide des conditions préexistantes.