Les Dommages Généraux
Comment les Tribunaux Évaluent les Dommages Généraux
Comprendre comment les tribunaux évaluent les dommages généraux commence par ce que l’indemnité vise. L’évaluation des dommages généraux compense la douleur et la perte de jouissance de la vie qu’une blessure a causée. Rien de tout cela ne peut se totaliser à partir de reçus, alors un juge du Canada Atlantique fixe le chiffre en lisant ce que d’autres tribunaux ont accordé pour des blessures comparables, puis en ajustant selon la personne devant lui.
L’évaluation des dommages généraux se fait cas par cas
La Cour suprême du Canada appelle cela l’approche fonctionnelle. La question n’est pas la valeur d’une blessure sur un marché ouvert. La question est quelle somme apportera une consolation raisonnable à cette personne pour ce que cette blessure lui a coûté. Deux personnes qui se cassent le même os peuvent recevoir des indemnités très différentes, parce que la fracture a interrompu des vies très différentes. Le raisonnement derrière cette approche vient de la trilogie de 1978 exposée dans le chapitre sur le plafond de la Cour suprême (supreme court cap).
Les affaires comparables fixent la fourchette de travail
Les avocats des deux côtés déposent un recueil d’affaires jugées. Chaque partie soutient que ses affaires sont les plus proches sur la gravité et la durée. Le juge tire une fourchette de ces précédents et y situe la personne blessée. Les décisions de la province du procès pèsent le plus lourd et les décisions du reste du Canada sont persuasives. Les décisions atlantiques publiées sont consultables sur CanLII.
Les facteurs qui font varier le chiffre
La gravité et la permanence font l’essentiel du travail. Viennent ensuite l’âge de la personne, l’effet sur le travail et la vie familiale, la douleur que le traitement lui-même impose, et la question de savoir si le pronostic est établi ou encore ouvert. Un problème préexistant peut réduire l’indemnité, et le chapitre sur les affections préexistantes (pre-existing conditions) explique quand. Là où plusieurs blessures se chevauchent, le tribunal accorde un seul chiffre global, comme le décrit le chapitre sur les blessures multiples (multiple injuries).
Ce que la preuve doit démontrer
Une évaluation repose sur la preuve médicale concernant la blessure et sur la preuve profane concernant la vie. Les dossiers cliniques et les rapports de spécialistes établissent la première. Les membres de la famille et les collègues qui connaissaient la personne avant la blessure établissent la seconde. Là où les deux sont en désaccord, le tribunal préfère habituellement le dossier contemporain, ce qui explique pourquoi le chapitre sur les dossiers médicaux (medical records) importe pour le chiffre.
Où l’évaluation se situe dans la réclamation
Les dommages généraux forment un chef parmi plusieurs, et dans un dossier grave, les chefs pécuniaires peuvent être plus élevés. Le cabinet bâtit le recueil de comparaison et la preuve profane dans les dossiers d’accident de voiture et d’autres réclamations pour blessure, et travaille sans honoraires tant que la réclamation n’aboutit pas. Le reste de la série est présenté dans le chapitre d’ouverture du guide.
