Les Dommages Généraux
Le Plafond de la Cour Suprême sur les Dommages Généraux
Le plafond de la Cour suprême sur les dommages généraux fixe une limite sur ce que tout tribunal canadien peut accorder pour la douleur, la souffrance et la perte de jouissance de la vie, peu importe la gravité de la blessure. Le plafond provient de trois décisions que la Cour suprême du Canada a rendues ensemble en 1978, et il lie chaque tribunal de première instance au Canada Atlantique. Ce chapitre expose d’où vient le plafond, comment il évolue avec l’inflation, et ce qu’il laisse intact.
La trilogie de 1978 a fixé la limite
Dans Andrews v Grand and Toy Alberta Ltd, Thornton v Board of School Trustees, et Arnold v Teno, la Cour suprême a fixé une limite supérieure de 100 000 $ en dollars de 1978 pour les dommages non pécuniaires dans les affaires de préjudice corporel. Les trois demandeurs étaient de jeunes personnes avec des blessures catastrophiques. La Cour a raisonné que l’argent ne peut pas restaurer ce qui a été perdu, de sorte que l’indemnité achète plutôt une consolation, et la consolation a une limite supérieure rationnelle. Ce raisonnement, appelé l’approche fonctionnelle, gouverne encore aujourd’hui comment les tribunaux évaluent les dommages généraux (assessment).
Comment le plafond de la Cour suprême est indexé
Le plafond n’est pas figé à 100 000 $. Les tribunaux l’ajustent pour l’inflation de 1978 jusqu’à la date du procès, de sorte que le plafond de travail est recalculé dans chaque dossier et se situe maintenant à un multiple du chiffre original. Les avocats vérifient le chiffre indexé actuel à l’approche d’un procès plutôt que de se fier à un chiffre mémorisé. Les décisions de la trilogie elles-mêmes sont publiées sur CanLII.
Ce que le plafond ne touche pas
Le plafond ne s’applique qu’aux dommages non pécuniaires. La perte de revenu, le coût des soins futurs, les frais médicaux et les autres chefs pécuniaires n’ont aucun plafond, et dans un dossier catastrophique, ils éclipsent habituellement l’indemnité de dommages généraux. Le plafond ne compte aussi qu’à l’extrême : les indemnités l’atteignent dans les cas de blessure permanente la plus grave, et la plupart des réclamations se règlent bien en dessous.
Où le plafond compte au Canada Atlantique
Le plafond est la limite des dossiers les plus graves, et les plafonds provinciaux pour blessures légères décrits dans le chapitre sur les plafonds pour blessures légères (minor injury caps) jouent à l’autre bout de l’échelle. Le cabinet traite des réclamations d’accident de voiture dans les quatre provinces atlantiques sous les deux limites, et le chapitre d’ouverture du guide présente le reste de la série.
