Défense criminelle · Nouveau-Brunswick
Avocat en Voies de Fait au Nouveau-Brunswick

Une accusation de voies de fait au Nouveau-Brunswick commence habituellement par une nuit en cellule et une ordonnance de mise en liberté qui vous interdit de rentrer chez vous. Le premier travail d’un avocat en voies de fait au Nouveau-Brunswick porte sur cette ordonnance; le second porte sur le dossier lui-même, que la Couronne doit prouver hors de tout doute raisonnable devant la Cour provinciale ou, si vous choisissez cette voie, devant un jury à la Cour du Banc du Roi.
L’article 265 définit l’infraction
Selon l’article 265 du Code criminel, des voies de fait consistent en l’emploi intentionnel de la force sans consentement, ou en une menace de le faire avec la capacité présente de mettre la menace à exécution. Les voies de fait armées, les voies de fait causant des lésions corporelles (art. 267) et les voies de fait graves (art. 268) prévoient des peines maximales plus lourdes. La plupart des voies de fait simples sont des infractions mixtes: la Couronne choisit la procédure sommaire ou la mise en accusation, et ce choix détermine le tribunal, la peine maximale et la possibilité d’un jury. Au Nouveau-Brunswick, la politique de la Couronne traite les voies de fait conjugales comme un dossier qui ne sera pas retiré simplement parce que la personne plaignante le demande.
Les conditions de mise en liberté viennent en premier
Après une arrestation à Moncton, à Saint John ou à Fredericton, vous êtes soit libéré par la police sous promesse, soit détenu pour une enquête sur le cautionnement à la Cour provinciale, habituellement le lendemain matin. Les conditions habituelles dans une affaire conjugale sont l’absence de contact avec la personne plaignante et l’interdiction de se présenter au domicile commun. Un avocat présent à cette audience peut plaider pour des conditions qui vous permettent de voir vos enfants et de récupérer vos effets, et peut demander plus tard une modification. Le manquement à une condition constitue une nouvelle accusation et c’est la façon la plus courante dont un dossier défendable devient un dossier difficile.
Les défenses qu’un avocat en voies de fait au Nouveau-Brunswick fait valoir
La légitime défense sous l’article 34 s’applique lorsque la force employée était raisonnable dans les circonstances telles que vous les perceviez. Le consentement s’applique à une bagarre entre adultes où aucune blessure grave n’était voulue. L’identité est la défense soulevée dans un bar ou une foule. Le doute raisonnable est la défense lorsque la seule preuve est le récit de la personne plaignante et qu’il ne tient pas devant les messages textes, l’enregistrement du 911 et les blessures constatées. Chacune de ces défenses dépend de la divulgation, que la Couronne doit fournir et que nous examinons en entier avant de conseiller sur un plaidoyer.
Un engagement de ne pas troubler l’ordre public ou une absolution ne laisse aucune condamnation
Lorsque la preuve est mince ou les blessures mineures, la Couronne peut accepter de retirer l’accusation en échange d’un engagement de ne pas troubler l’ordre public sous l’article 810, ce qui n’est pas une condamnation, ou d’une absolution conditionnelle après un plaidoyer de culpabilité, ce qui ne laisse aucune condamnation au dossier si les conditions sont respectées. Notre négociation vise l’issue qui ne vous suivra pas à la frontière ni dans une demande d’emploi.
Le procès se tient à la Cour provinciale ou à la Cour du Banc du Roi
Un procès sommaire est entendu par un juge de la Cour provinciale. Une accusation par mise en accusation vous permet de choisir la Cour provinciale, un juge seul de la Cour du Banc du Roi, ou un juge et un jury de la Cour du Banc du Roi, et ce choix est une décision tactique prise avec l’avocat. L’aide juridique du Nouveau-Brunswick couvre les accusations de voies de fait pour les personnes admissibles; pour les autres, le cabinet propose des honoraires forfaitaires après la première comparution.
Le bureau de Moncton et le bureau de Saint John défendent tous deux les accusations de voies de fait.
La personne plaignante veut retirer les accusations. Le peut-elle ?
Non. Une fois l’accusation portée, c’est la Couronne qui décide. Une personne plaignante qui ne souhaite plus poursuivre est un facteur que la Couronne pèse, pas un interrupteur qui met fin au dossier.
Puis-je contacter mon ou ma partenaire si nous voulons tous les deux nous parler ?
Pas tant qu’une condition de non-contact est en vigueur, même par message texte et même si l’autre personne écrit la première. Demandez une modification de la condition; ne la testez pas.
Une accusation de voies de fait apparaîtra-t-elle sur une vérification de dossier ?
Une condamnation, oui. Une accusation retirée, un engagement de ne pas troubler l’ordre public ou une absolution inconditionnelle sont traités différemment, et le type de vérification importe. Nous expliquons ce que chaque issue montre avant que vous décidiez quoi que ce soit.
Devrais-je donner une déclaration à la police ?
Pas sans avocat. Vous avez le droit de garder le silence et de consulter un avocat avant tout interrogatoire, et c’est l’interrogatoire qui fait perdre le plus de dossiers défendables.
Lisez le guide sur les voies de fait (assault) et ce qui se passe après une arrestation pour voies de fait conjugales au Nouveau-Brunswick du cabinet. Les autres domaines criminels figurent sous domaines de pratique (injury law areas).
Avocat en Voies de Fait au Nouveau-Brunswick, en bref
- Régime
- Code criminel, art. 265 à 268 (voies de fait, voies de fait armées, voies de fait causant des lésions corporelles, voies de fait graves); le choix de la Couronne détermine le mode de procès; mise en liberté sous l'article 515
- Tribunal
- Cour provinciale du Nouveau-Brunswick pour la plupart des accusations; Cour du Banc du Roi du Nouveau-Brunswick, Division de première instance, pour une accusation par mise en accusation jugée par un juge seul ou un jury