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Voies de fait et violence conjugale

Voies de fait au Canada : accusations, défenses et peines

L'enseigne du Mike Murphy Law Group sur l'immeuble du bureau

Une accusation de voies de fait au Canada met en péril votre casier judiciaire, votre emploi et vos arrangements familiaux. Ce guide expose comment le Code criminel définit les voies de fait, les quatre accusations possibles, ce qui se passe après l’arrestation, et les défenses qui fonctionnent.

Le Mike Murphy Law Group défend ces accusations depuis ses bureaux de Moncton, Halifax, Charlottetown, St. John’s et Saint John.

Les voies de fait au Canada consistent en l’emploi de la force sans consentement

Les voies de fait au Canada sont une infraction fédérale sous le Code criminel, de sorte que la loi est la même dans chaque province.

L’article 265 du Code criminel définit les voies de fait comme l’emploi intentionnel de la force contre une autre personne, directement ou indirectement, sans son consentement. Aucune blessure n’est nécessaire. Une tentative ou une menace d’employer la force compte si l’autre personne croit raisonnablement que vous pouvez la mettre à exécution.

Lever le poing, bloquer le passage de quelqu’un ou cracher sur quelqu’un peuvent chacun faire l’objet d’une accusation. L’élément qui compte est le consentement au contact.

Le Code criminel prévoit quatre infractions de voies de fait

Le Code criminel divise les voies de fait en quatre infractions selon la gravité. L’accusation fixe la peine maximale et l’intensité avec laquelle la Couronne poussera le dossier.

Les voies de fait simples (article 266) comportent une peine maximale de cinq ans

L’accusation la plus courante. Pousser, bousculer, gifler, une bagarre. Aucune blessure visible n’est nécessaire.

C’est une infraction mixte, de sorte que la Couronne choisit la voie sommaire ou la mise en accusation. Voie sommaire : deux ans moins un jour et une amende de 5 000 $. Mise en accusation : cinq ans.

Le mot « simples » induit en erreur. Une déclaration de culpabilité est un casier judiciaire permanent qui touche l’emploi, les voyages aux États-Unis, le bénévolat et la garde d’enfants.

Les voies de fait causant des lésions corporelles (article 267) comportent une peine maximale de 10 ans

S’applique lorsque la blessure est plus que passagère ou sans importance. Le Code criminel définit les lésions corporelles comme toute blessure qui nuit à la santé ou au bien-être. Des fractures, des points de suture, des commotions cérébrales et des ecchymoses durables sont toutes visées. Infraction mixte, avec un maximum de 10 ans par mise en accusation.

Les voies de fait armées (article 267) comportent une peine maximale de 10 ans

Utiliser, porter ou menacer d’utiliser une arme pendant les voies de fait. Une arme est tout objet employé pour causer un préjudice : une bouteille, un bâton, une voiture, une chaussure. Maximum de 10 ans par mise en accusation. Lorsqu’il y a à la fois une arme et des lésions corporelles, le tribunal considère chacune comme un facteur aggravant au moment de la détermination de la peine.

Les voies de fait graves (article 268) comportent une peine maximale de 14 ans

La victime est blessée, mutilée, défigurée, ou sa vie est mise en danger. Acte criminel seulement, maximum de 14 ans. Coups de couteau, coups menant à l’hospitalisation, cicatrices permanentes ou invalidité.

Les voies de fait au Canada contre un partenaire entraînent l’arrestation, une enquête sur remise en liberté et une ordonnance de non-contact

Lorsque la plaignante ou le plaignant est un partenaire intime ou un membre de la famille, la police et les tribunaux suivent un processus différent.

Qu’est-ce que la violence entre partenaires intimes (VPI) ?

Toute voie de fait au Canada où la personne plaignante est un conjoint, un conjoint de fait ou un partenaire amoureux, actuel ou ancien. Le Code criminel fait de cette relation un facteur aggravant au moment de la détermination de la peine, de sorte que les mêmes voies de fait contre un partenaire entraînent une peine plus sévère que contre un étranger.

Les corps policiers partout au Canada appliquent des politiques d’arrestation obligatoire. Si des agents se présentent à un appel de nature conjugale et constatent une preuve de voies de fait, ils procèdent à l’arrestation, que la personne plaignante veuille ou non des accusations.

Les conditions de mise en liberté en matière conjugale comprennent une ordonnance de non-contact

Après une arrestation en matière conjugale, vous serez habituellement détenu en vue d’une enquête sur remise en liberté plutôt que libéré du poste. Le juge de paix ou le juge doit être convaincu que la mise en liberté ne mettra pas la personne plaignante en danger.

Une ordonnance de non-contact est la norme. Vous ne pouvez pas :

  • Appeler, texter, envoyer un courriel ou un message à la personne plaignante, sur quelque plateforme que ce soit
  • Demander à quelqu’un de transmettre un message pour vous
  • Retourner à un domicile partagé, même pour y prendre des effets personnels, sans surveillance policière
  • Vous présenter au lieu de travail, à l’école ou aux endroits habituels de la personne plaignante

Enfreindre une condition, quelle qu’elle soit, constitue une infraction distincte. Vous serez arrêté, accusé de défaut de se conformer, et vos chances d’obtenir une mise en liberté une seconde fois chutent fortement.

Comment les voies de fait au Canada sont-elles poursuivies ?

La Couronne choisit le mode de procès, doit divulguer son dossier, et peut orienter un premier contrevenant vers la déjudiciarisation.

La Couronne choisit la voie sommaire ou la mise en accusation pour la plupart des accusations

La plupart des accusations de voies de fait sont mixtes. La Couronne choisit en fonction de l’incident, de votre dossier et de la force de la preuve. La procédure sommaire comporte des peines plus légères et des délais de prescription plus courts. Un avocat de la défense en voies de fait au Nouveau-Brunswick fera pression pour un choix sommaire chaque fois que les faits le permettent.

La Couronne représente le public et doit divulguer sa preuve

La Couronne représente le public, non la personne plaignante. Elle examine le dossier policier et décide s’il existe une perspective raisonnable de condamnation et si la poursuite sert l’intérêt public.

La Couronne doit divulguer toute la preuve à votre avocat : rapports de police, déclarations de témoins, vidéos, enregistrements du 911. Lire attentivement cette divulgation est la première véritable étape de la défense. Une preuve faible peut convaincre la Couronne de retirer l’accusation. Une preuve solide peut néanmoins être négociée à la baisse vers une accusation réduite, un engagement de ne pas troubler l’ordre public ou la déjudiciarisation.

La déjudiciarisation peut mettre fin à une première accusation sans casier judiciaire

Les personnes accusées pour la première fois d’infractions moins graves peuvent être admissibles à la déjudiciarisation : counseling, travaux communautaires ou gestion de la colère en échange du retrait de l’accusation. L’admissibilité dépend de la province, de l’infraction et de votre dossier, et toutes les Couronnes ne l’acceptent pas.

Quatre défenses répondent à une accusation de voies de fait au Canada

Une accusation n’est pas une condamnation. La Couronne doit prouver chaque élément hors de tout doute raisonnable.

La légitime défense (article 34) permet une force raisonnable

L’article 34 du Code criminel vous permet d’employer une force raisonnable pour vous protéger, ou pour protéger une autre personne, contre des voies de fait réelles ou menacées. Le tribunal soupèse la gravité de la menace, la présence d’une arme, la taille et la force des parties, votre rôle dans l’incident, et si votre réaction était proportionnée. Vous ne pouvez pas répondre à une menace mineure par une force létale. Vous n’avez pas à battre en retraite de votre propre domicile.

Le consentement couvre un combat loyal mais non les lésions corporelles

Deux personnes qui conviennent de se battre ont consenti, et les sports de contact comportent un consentement à un certain niveau de contact. La limite est la lésion corporelle. On ne peut pas y consentir, de sorte qu’un combat consensuel qui se termine par une blessure grave perd cette défense.

Le contact accidentel n’est pas des voies de fait

La Couronne doit prouver que vous aviez l’intention d’employer la force. Trébucher sur quelqu’un ou un mouvement réflexe n’est pas des voies de fait. Sans mens rea, l’accusation échoue.

Une violation de la Charte peut exclure la preuve de la Couronne

Vos droits garantis par la Charte ont-ils été violés lors de l’arrestation ? L’identification était-elle défectueuse ? Les déclarations des témoins se contredisent-elles ? La vidéo est-elle en désaccord avec le rapport de police ?

Une fouille illégale ou le défaut de vous informer de votre droit à un avocat appuie une demande d’exclusion de la preuve en vertu du paragraphe 24(2) de la Charte canadienne des droits et libertés. Perdez la preuve clé et la thèse de la Couronne peut s’effondrer.

Les peines pour voies de fait au Canada dépendent des facteurs aggravants et atténuants

La peine dépend de l’infraction, des circonstances et de votre dossier.

Ces facteurs alourdissent la peine

  • La victime était votre partenaire intime
  • La victime était un enfant, une personne âgée ou autrement vulnérable
  • Une arme a été utilisée
  • Les blessures étaient graves
  • Vous avez un casier judiciaire
  • L’infraction était motivée par un préjugé, un parti pris ou la haine

Ces facteurs allègent la peine

  • Aucun casier judiciaire
  • Un remords sincère
  • Un counseling ou une gestion de la colère complétés
  • Un emploi stable et des liens communautaires
  • Des problèmes de santé mentale ou de toxicomanie ayant contribué à l’infraction
  • Une provocation de la part de la victime

Les issues vont de l’absolution à l’emprisonnement fédéral

Les issues vont d’une absolution inconditionnelle ou conditionnelle, qui ne laisse aucun casier judiciaire, à des années de prison fédérale. Pour une première accusation de voies de fait simples, un engagement de ne pas troubler l’ordre public, une probation ou une absolution conditionnelle sont souvent réalisables. Les condamnations pour voies de fait graves entraînent souvent plusieurs années.

Un avocat de la défense trouve les faiblesses du dossier de la Couronne

Une condamnation signifie un casier judiciaire permanent, une possible incarcération, des restrictions de voyage et une atteinte à la réputation. Ne vous représentez pas vous-même.

Un avocat de la défense criminelle de l’équipe du Mike Murphy Law Group connaît la procédure du Code criminel, négocie avec la Couronne, et trouve dans le dossier les faiblesses qu’une personne accusée ne peut pas voir elle-même. Les avocats de la défense en voies de fait (assault) de la Nouvelle-Écosse du cabinet défendent des clients partout au Nouveau-Brunswick, en Nouvelle-Écosse, à l’Île-du-Prince-Édouard et à Terre-Neuve-et-Labrador.

Si vous faites aussi face à des accusations de drogue au Nouveau-Brunswick, un seul cabinet qui s’occupe des deux dossiers garde la défense coordonnée.

FAQ

La victime peut-elle retirer une accusation de voies de fait au Canada ?

Non. Une fois que la police porte l’accusation, elle appartient à la Couronne. La personne plaignante est un témoin. Seule la Couronne peut retirer ou suspendre une accusation. Une personne plaignante qui se rétracte ou refuse de collaborer affaiblit effectivement la thèse de la Couronne, et votre avocat peut s’en servir dans la négociation.

Irai-je en prison pour une première infraction de voies de fait ?

C’est possible, non garanti. Pour des voies de fait simples mineures sans blessure, un engagement de ne pas troubler l’ordre public, une absolution inconditionnelle ou conditionnelle, ou la déjudiciarisation sont souvent disponibles. Ces issues évitent la prison et peuvent garder votre casier judiciaire vierge.

Que se passe-t-il si je manque à mes conditions de mise en liberté ?

Vous serez arrêté et accusé de défaut de se conformer en vertu du Code criminel. Une mise en liberté une seconde fois est beaucoup plus difficile à obtenir, et vous pourriez être détenu jusqu’au procès. Respectez chaque condition exactement telle qu’elle est écrite.

Combien de temps prend un dossier de voies de fait devant les tribunaux canadiens ?

Des voies de fait simples réglées tôt peuvent se conclure en 3 à 6 mois. Des voies de fait graves ou des accusations multiples peuvent prendre 12 à 18 mois ou plus. L’arrêt Jordan de la Cour suprême du Canada fixe des plafonds présumés de 18 mois devant la cour provinciale et de 30 mois devant la cour supérieure, au-delà desquels le délai peut mener à un arrêt des procédures.

Qu’est-ce qu’un engagement de ne pas troubler l’ordre public et comment m’aide-t-il ?

Une ordonnance du tribunal en vertu de l’article 810 du Code criminel de garder la paix et d’avoir une bonne conduite, habituellement pendant 12 mois, en échange du retrait de l’accusation. Ce n’est pas une déclaration de culpabilité et cela ne crée aucun casier judiciaire.

Le cabinet offre une consultation gratuite sur les accusations de voies de fait

Des conseils obtenus tôt changent les résultats. La page sur l’avocat en voies de fait (assault) et la page sur la défense criminelle (criminal) expliquent comment le cabinet traite ces accusations.

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