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Vol et crimes contre les biens

Vol par un employé au Nouveau-Brunswick : défenses et conséquences

Un tiroir de dossiers clients ouvert au bureau de Moncton du cabinet

Le vol par un employé au Nouveau-Brunswick est puni plus sévèrement que le vol ordinaire du même montant. La raison tient en une ligne du Code criminel : abuser d’une position de confiance est un facteur aggravant. Une caissière qui prend 3 000 $ de la caisse part d’une position pire, au moment de la peine, qu’un étranger qui prend 3 000 $ dans le magasin.

Que l’allégation soit de moins ou de plus de 5 000 $, la Couronne du Nouveau-Brunswick la dépose comme un abus de confiance et plaide en ce sens.

Ce guide couvre la façon dont la Direction des poursuites publiques du Nouveau-Brunswick traite ces dossiers, les conditions de mise en liberté à prévoir, la restitution, le Programme de mesures de rechange pour adultes, et les défenses.

Le vol par un employé est accusé sous l’article 322 et poursuivi comme un abus de confiance

La police, qu’il s’agisse de la GRC ou d’un corps municipal comme celui de Saint John ou de Fredericton, dépose l’accusation sous l’article 322 du Code criminel. L’approche de la Couronne est fixée par le manuel opérationnel des poursuites publiques du Nouveau-Brunswick, et elle traite le vol par un employé différemment parce que l’employeur vous avait donné accès à l’argent ou aux biens dans le cadre de l’emploi.

Le vol de moins de 5 000 $ contre le vol de plus de 5 000 $

Le seuil de 5 000 $ est le chiffre le plus important en droit criminel des biens au Canada.

En dessous de 5 000 $, c’est une infraction mixte. La Couronne peut procéder par voie sommaire ou par mise en accusation.

Au-dessus de 5 000 $, c’est une infraction punissable seulement par mise en accusation. Le maximum est de 10 ans, et la position de départ de la Couronne est souvent la prison.

Pourquoi la confiance change l’issue

L’article 718.2 du Code criminel exige que le tribunal traite l’abus d’une position de confiance comme un facteur aggravant. En pratique, au Nouveau-Brunswick, cela retire l’amende comme issue réaliste pour la plupart des vols par un employé et déplace le débat vers l’absolution contre la probation contre la détention. Les juges de la province voient cela comme planifié et délibéré, non comme un crime d’occasion.

Les conditions de mise en liberté vous coupent du milieu de travail et peuvent exiger une divulgation aux employeurs

Après l’arrestation, vous êtes traité au détachement local. Selon le montant et la complexité, vous êtes libéré sous promesse ou détenu en vue d’une enquête sur le cautionnement.

Les conditions de mise en liberté habituelles

Les juges de paix du Nouveau-Brunswick se concentrent sur la protection de l’intégrité de l’administration de la justice. Attendez-vous à :

  • Aucun contact avec votre ancien employeur ou vos anciens collègues.
  • Une interdiction de vous présenter dans un rayon fixé autour du lieu de travail.
  • Une exigence d’informer tout nouvel employeur de l’accusation pendante.
  • Dans certains dossiers, une interdiction d’occuper un emploi qui vous donne autorité sur de l’argent.

La restitution avant la peine est le facteur atténuant le plus fort dans un dossier de vol par un employé

La restitution est le remboursement de l’argent volé ou de la valeur du bien. La façon et le moment où vous l’offrez ont le plus grand effet sur l’issue.

La restitution comme facteur atténuant

L’abus de confiance est un facteur aggravant. Rendre l’employeur entier est un facteur atténuant. Un remboursement complet avant l’audience de détermination de la peine montre le remords, répare le tort, et abaisse le risque évalué de récidive.

Avoir l’argent déjà dans le compte en fidéicommis de votre avocat, prêt à être versé, est souvent ce qui fait passer la Couronne d’une position de prison à une absolution ou à un renvoi vers les mesures de rechange.

Ordonnances autonomes contre conditions de probation

Le tribunal peut ordonner la restitution de deux façons.

Comme condition de probation. Manquer de payer pendant la probation vous expose à une accusation de manquement à la probation, une infraction distincte.

Comme ordonnance autonome sous l’article 738. C’est un jugement de la cour. Non payée, elle peut être déposée à la Cour du Banc du Roi et exécutée comme toute dette civile, y compris par la saisie du salaire ou de biens.

Le PMR retire une accusation de moins de 5 000 $ après restitution et service communautaire

Pour un vol par un employé de moins de 5 000 $, la première chose que votre avocat explore est le Programme de mesures de rechange pour adultes. C’est le volet de déjudiciarisation autorisé par le procureur général pour les personnes sans dossier dont l’infraction se situe dans le bas de l’échelle.

Comment fonctionne le renvoi

La Couronne doit renvoyer le dossier, habituellement à la première ou à la deuxième comparution à la Cour provinciale. Vous rencontrez ensuite un coordonnateur du PMR.

Vous acceptez la responsabilité de la conduite. Ce n’est pas un plaidoyer de culpabilité devant un juge, mais vous admettez ce qui s’est passé.

Vous complétez les mesures. Pour le vol par un employé, cela signifie presque toujours la restitution complète, et souvent de 20 à 50 heures de service communautaire auprès d’un organisme sans but lucratif de votre collectivité.

Vous respectez l’échéancier, habituellement de 3 à 6 mois. Le manquer et le dossier retourne au cours normal des tribunaux.

Complétez le programme et la Couronne suspend ou retire l’accusation. Aucun casier judiciaire, ce qui pour quiconque doit retravailler est l’issue qui compte.

Le vol de plus de 5 000 $ est punissable seulement par mise en accusation, et la Couronne cherche habituellement la prison

Au-dessus de 5 000 $, le dossier est punissable seulement par mise en accusation, et la Cour d’appel du Nouveau-Brunswick a dit que pour les abus de confiance graves, les objectifs de détermination de la peine qui priment sont la dissuasion générale et la dénonciation.

Le risque de prison ferme

Pour le vol par un employé de plus de 5 000 $, la position de départ de la Couronne est habituellement la détention. Dans cette province, cela va de 90 jours de prison provinciale à des années de pénitencier fédéral, selon le montant et le degré de sophistication.

Les ordonnances de sursis

L’objectif de la défense dans ces dossiers est une ordonnance de sursis, l’assignation à résidence. Vous purgez la peine dans la collectivité sous des conditions comme :

  • Un couvre-feu, souvent de 24 heures par jour pendant le premier tiers.
  • Du counseling, par exemple pour le problème de jeu à l’origine du vol.
  • Du service communautaire.
  • Aucun alcool ni drogue non prescrite.

Une ordonnance de sursis est interdite pour une infraction grave contre la personne et pour les infractions dont le maximum est de 14 ans ou la perpétuité. La plupart des accusations de vol et de fraude échappent à ces interdictions, de sorte qu’une ordonnance de sursis est possible et vigoureusement plaidée.

L’accusation met aussi fin au cautionnement professionnel, invite une poursuite civile et annule le préavis

Le dossier criminel est l’une de plusieurs procédures que l’accusation déclenche.

Le cautionnement professionnel

Si votre emploi exige que vous soyez sous cautionnement, une accusation de vol, même une qui se termine par la déjudiciarisation, vous rendra habituellement impossible à cautionner. Cela ferme les portes du secteur bancaire, de la sécurité et de l’administration supérieure.

Les poursuites civiles pour détournement

L’employeur n’a pas à attendre l’issue du dossier criminel. Il peut poursuivre à la Cour du Banc du Roi pour détournement ou enrichissement sans cause. Une issue criminelle favorable n’arrête pas un jugement civil, et un jugement civil peut atteindre vos biens et vos comptes bancaires.

Les normes d’emploi et le congédiement

Sous la Loi sur les normes d’emploi du Nouveau-Brunswick, le vol constitue une cause juste de congédiement. Aucun préavis, aucune indemnité en tenant lieu. L’assurance-emploi sera aussi probablement refusée, parce que l’emploi a été perdu pour inconduite.

Un avocat de la défense travaille la divulgation, la Couronne, vos déclarations et la restitution

La Direction des poursuites publiques mène les dossiers d’abus de confiance fermement et selon le manuel. Un avocat en défense criminelle (criminal lawyer) travaille le dossier à quatre points :

  • La divulgation. Les failles dans la comptabilité de l’employeur et dans la preuve policière.
  • La Couronne. Plaider en faveur des mesures de rechange ou d’une peine non privative de liberté.
  • Vos déclarations. Tout ce que vous avez dit à la prévention des pertes ou à la police doit avoir été volontaire.
  • La restitution. Rendre l’argent par le fidéicommis, documenté, avant la peine.

La Couronne décide de l’admissibilité au PMR selon le montant, le degré de confiance et le dossier

Le PMR est la voie que la plupart des premiers contrevenants souhaitent, et la Couronne ne l’offre pas automatiquement.

Ce que la Couronne évalue

La Couronne décide si le dossier est admissible. Le montant, le degré de confiance, la sophistication et tout dossier antérieur comptent tous. Une somme importante ou un abus de confiance grave, et la Couronne peut refuser. C’est pourquoi la négociation doit commencer avant la première comparution, non après que la Couronne a pris position.

Les étapes sont les mêmes que ci-dessus : renvoi par la Couronne, admission de responsabilité, une entente couvrant la restitution, le service communautaire ou une lettre d’excuses, et retrait de l’accusation à l’achèvement.

La couleur de droit, le doute comptable et les violations de la Charte sont les défenses

Une accusation n’est pas une condamnation. Trois défenses reviennent le plus souvent.

La couleur de droit

Le vol exige de prendre « frauduleusement et sans apparence de droit ». Si vous croyiez honnêtement avoir droit à l’argent, par exemple à titre de remboursement de dépenses que l’employeur vous devait, c’est une défense.

Les erreurs comptables et le doute raisonnable

Dans un milieu de travail aux contrôles faibles, ce que l’employeur appelle du vol peut être une mauvaise tenue de livres ou une défaillance de la prévention des pertes. Si la Couronne ne peut prouver où est allé l’argent, ou que c’est vous qui l’avez pris, il existe un doute raisonnable.

Les violations de la Charte

Un casier ou un téléphone personnel fouillé sans mandat, ou un interrogatoire mené avant que vous ne puissiez appeler un avocat, peuvent mener à l’exclusion de la preuve et, souvent, à la fin du dossier.

Les tribunaux du Nouveau-Brunswick punissent l’abus de confiance pour la dissuasion générale

Les juges du Nouveau-Brunswick placent la dissuasion générale en premier dans les dossiers d’abus de confiance. La peine est censée être vue par les autres employés, et elle peut être plus sévère que ne le justifieraient les seuls faits individuels.

Une accusation de vol par un employé au Nouveau-Brunswick se façonne avant la première date de cour

Le vol par un employé est traité comme un abus de confiance, de sorte que la fourchette part plus haut que le vol ordinaire. En dessous ou au-dessus de 5 000 $, les meilleures issues viennent d’agir avant que la Couronne ne fixe sa position : consultez, déposez la restitution en fidéicommis, et demandez les mesures de rechange.

  • Agissez tôt. L’issue se façonne habituellement avant la première date de cour.
  • Utilisez la restitution par l’entremise d’un avocat. C’est le facteur atténuant le plus fort disponible.
  • Visez la déjudiciarisation ou une absolution. L’une ou l’autre garde l’accusation hors de votre dossier permanent.

FAQ

Puis-je aller en prison pour une première accusation de vol par un employé au N.-B. ?

Oui. Parce que c’est un abus de confiance, la Couronne cherche souvent la prison même pour un premier contrevenant, surtout au-dessus de 5 000 $. Une ordonnance de sursis ou, dans les dossiers moins graves, une absolution est la cible habituelle de la défense.

Quel est le rôle de la prévention des pertes dans mon dossier ?

Dans les dossiers de vente au détail, les agents de prévention des pertes sont habituellement les témoins principaux. Leurs pouvoirs d’arrestation sont limités et ils doivent respecter la loi. Un aveu qu’ils vous ont extorqué, ou une détention qui n’était pas légale, peut être contesté.

Mon employeur le saura-t-il si je suis accusé ?

La police n’avise pas automatiquement les employeurs. Mais une condition de mise en liberté exigeant la divulgation aux employeurs, ou un emploi dans une industrie sous cautionnement, le fera ressortir.

Puis-je régler cela en privé avec mon employeur ?

Vous pouvez rembourser l’argent, et vous devriez le faire. Cela n’arrête pas la poursuite. Une fois la police impliquée, la décision de retirer l’accusation appartient à la Direction des poursuites publiques, non à l’employeur.

Que se passe-t-il à ma première date de cour au Nouveau-Brunswick ?

La première comparution sert au choix du mode de poursuite et au plaidoyer. Vous ou votre avocat recevez la divulgation, et le dossier est habituellement ajourné pendant plusieurs semaines pour que l’avocat l’examine et discute de résolution ou de déjudiciarisation avec la Couronne.

Le vol par un employé est-il considéré comme un abus de confiance ?

Oui. Un employé a un devoir envers l’employeur, et prendre de l’argent ou des biens dans ce rôle est un abus d’une position de confiance, aggravant sous l’article 718.2 du Code criminel.

Une accusation de vol par un employé peut-elle être abandonnée si je rembourse l’argent ?

Pas sur le seul remboursement. Le remboursement rend une suspension par le PMR, ou une absolution conditionnelle, bien plus probable, et les deux vous laissent sans casier permanent.

Tout type de dossier que le cabinet mène figure sous les domaines de pratique (injury law areas), et le bureau de Moncton prend le premier appel.

Appelez le bureau le plus proche

506-854-5157

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